Quand l'envie d'écrire me chatouille...

Quand le manque de mes amis me tenaille...

Quand je me sens poête, si si, ça m'arrive !

Quand l'inspiration est là...

L'amitié

Tahar-Ben-Jelloun

"Le saule contemple

à l’envers

l’image du héron."

Et voilà comment trois petites lignes parviennent à guider ma pensée jusqu’à toi ! Alors que le haïku affirme, ma pensée questionne :

Comment va Marie Noëlle ?

Longtemps sans nouvelle.... Hai chi jian bu kan... J.essaye en vain une traduction en chinois qui est pourtant une formule toute classique mais que j'oublie à chaque fois !

Margot est elle là ? Dimanche entre filles ? Oubien est-elle chez son père, te laissant libre à ton amant ? Ta solitude ? Une amitié ? Légère, passagère ?

Je me demande ce que tu vis...

Ici, le soleil se fait plus présent ! Il vient chaque matin chatouiller mes narines et me réveiller, matinal de plus en plus tôt... Genre 5h30 ! Quand je dis tôt... Je te parle pas de grâce matinée... Saurai-je encore la faire ? Le plus loin que je me souvienne, mon réveil le plus tardif doit se situer aux alentours de 9:30... 9:45 peut être... Un jour où je me suis concentrée sur mon rêve pour ne pas le laisser s'évaporer trop vite ! Est-ce que je dois y voir là un signe de vieillesse ? Selon le cébèbre haïku breton : le haiknoz... Ou le festku, qui claironne "le temps appartient aux lêves tôt"
Ahahah... encore une version de cet humour qui ne fait rire que moi… mais j’aime bien, que veux-tu, me faire rire de temps à autre. Je sais que tu souris en me lisant !

Et voilà ce qui se passe si je laisse filer mes pensées vers toi... Elles vagabondent, sautent joyeusement d'une idée à une autre, s'en prennent à mes rêves comme à me faire rêver que ce café que Michel a eu la gentilesse de me servir au lit avec des tartines bien grillées... Pain au noix et aux raisins, je ne sais pas si ce que j'aime le plus c'est le contenu de ce petit dèj ou le geste de mon n'amour... Cette attention gentille... donc, j'en arrive à rêver que ce café, je le bois avec toi... Je me sens un peu confuse d’ainsi réagir à sa gentillesse en pensant à toi au lieu d’être avec lui… Mais il excusera mon inattention, j’en suis certaine !  Je ne le trahis pas, ne lui suis pas infidèle en suivant le flot de l’amitié qui me guide jusqu’à toi.. Mes pensées mettent un moment à faire le tri de mes souvenirs... Entre ton ancienne cuisine et la nouvelle... Pour me conduire sur ta petite terrasse... Avec le soleil de Shanghai... Nous pourrions éviter de nous emmitoufler dans d’affreux pyjamas...

Quoique... L.affreux pyjama ne doit pas faire partie de ta garde robe ! As-tu ce "quant à soi" qui prête à toutes blondes qui se respectent un joli déshabillé... Sortable en toutes circonstances ? Blonde au réveil... Jusqu.au bout des ongles corail... Ah non, tu n.as pas le vernis corail, j'en suis certaine... Pourtant beaucoup plus facile à porter que le rouge, surtout pour une brune, je t.assure... Le dernier vernis que je me suis achetée est du bleu turquoise... Ou bronze dorée, je ne sais plus lequel des deux est le dernier acquis...

Oulalala... J'en étais donc à rêvasser de siroter un café avec toi, sur une terasse,  la tienne, le toit du monde, sur une île thaïlandaise... Avec ou sans nos enfants respectifs alentour... Avec ou sans nos amants maris amis hommes compagnons autour de nous (j’ai tout mis au pluriel… là mon homme le verra peut-être d’un autre œil ?)... Juste toi et moi et deux bonnes tasses de cafés bien chauds, courts, serrés, forts... Comme le coeur de l’amitié quand il tressaute à la pensée de quelqu’un qui nous manque.

Comment "le saule contemple - A l’envers - L’image du héron" peut-il faire en un temps record ?... Car il me faut quelques secondes seulement pour lire ce haiku... Quelques secondes seulement et voilà lettres, consonnes et voyelles assidues, à l.assaut de mon cerveau à peine éveillé... Me conduisant à la voie grande ouverte de l.écriture... Une page d.ipad blanche bien remplie... Juste pour toi... Pour recréer un lien qui fasse le tour de la planète et viendrait te surprendre au réveil de ton dimanche matin... J'espère secrètement, quoique si le secret est dévoilé, que faire de l’espoir qu’il était censé protéger ?... J.espère, donc ... Simplement... Quoique la simplicité de nos jours... Ou lala... En effet... J.espère, donc (et au passage tu excuseras la ponctuation de ce clavier qui de virgule en apostrophe me fait faire des erreurs de débutantes... J'espère que tu te délecteras d.un bon café, ou d’un thé japonais ou chinois pendant la lecture de ces quelques lignes... J’espère même... Si si... Je suis d'une nature positive, tu t’souviens quand même de moi ?!! J.espère même que ces quelques lignes te feront sourire... Rêvasser à ton tour... Soupirer d’aise de sentir ce brin d’amitié qui nous lie et que la distance ne parvient pas à déliter même si elle s’y emploie gravement...

Voilà, mon amie... Marie Noëlle... Marie, marino, noelle, noel... Je ne voudrais louper aucune partie d’un toi-même resté dans l’ombre secrète de la terrasse baignée dans un soleil trop timide pour avoir déjà réchauffé tes épaules et coloré le bout de ton nez...

Mon amie... Oserai-je te servir une fois de plus ?

« Le saule contemple

à l’envers

l'image du héron. »

Bon, j’ai envie d’une expo ou d’une galerie de peintures maintenant... Un de ces endroits ou la galiériste est si passionnée qu'elle te parle d'un artiste comme si elle en avait fait son meilleur ami dès lors qu'elle a choisi de l’exposer... Et que du coup, tu t’en retournes avec dans l'esprit des morceaux de la vie de l'artiste accrochés aux souvenirs de ses toiles ou de ses photos... A moins que tu ne saches plus distinguer ce qui appartient à l’imaginaire qu'ont éveillé chez toi les peintures que tu as admiré, de ce qu'elle t’a soufflé à l’oreille ?... 

J’adore autant cette galerie que cette femme... Chaque fois que nous entrons, j’ai l'impression qu’elle nous accueille en famille et que nous arrivons chez elle, à la bonne heure... Comme si elle nous attendait ! Il y a des gens qui savent créeer cette forme d'intimité qui n’en est cependant pas... Mais qui te donne cette impression, non ? Tu connais ce genre de sensation, j.en suis sûre... Elle me rappelle à des moments chez Marlène et Julien. La seule boutique de chaussures où je puisse aller sans intention autre que de bavarder et boire un café... 

mains-de-femme--bulle1

Le haiku continue son trajet amical... T’as vu ? C’est drôle, ça... Un haïku, c.est puissant... C.est liant ! Forcément je me demande aussi comment va Fred ? Comment va votre amitié ? J’ai le souvenir fort que vous ne vouliez pas vous perdre. Y parvenez-vous ?

Je vous embrasse,

Bon dimanche,

 

Claire

PS : moi aussi, un jour j.aurai l'esprit de synthèse et je saurai écrire en peu de mots ce qui m'amène.

Aujourd’hui, j’aurai pu écrire

"Je t.aime, Marie No"

Mais tu te serais sans doute demandé "qu’est-ce qui lui prend ?"

Non, non l’air pollué de Shanghai n'a absolument rien à voir de près ou de loin avec mes sentiments !!! L'amitié a bien le droit de s'exprimer, elle aussi !

"Amiourté ! 

Voilà... 

Je t'ai haïku isé..."

PPS : je ne sais pas qui a écrit :

"Le saule contemple

A l.envers

Le héron"

 

haiku-yukki-yaura

 

 

Fin de ce mail.... Fin de ce mail.... Fin de ce mail..... Fin de ce.... Mail..... Fin.... Fin.... Fin.... Fin.... Fin.... Fin.... Fin.... La fin n.est jamais que le début d.autre chose.... Don.t panic.... Fin de ce mail.